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Un événement est dit « traumatique » lorsqu’une personne est confrontée à la mort, à la peur de mourir ou lorsque son intégrité physique ou celle d’une autre personne a pu être menacée (American Psychiatric Association, 2013)

Cet événement comporte généralement une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur. Dans les premiers temps après un événement traumatique, il est habituel de ressentir certains symptômes, mais lorsque ceux-ci persistent plusieurs mois, un trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut être diagnostiqué. Le TSPT se manifeste de diverses façons, regroupées en quatre catégories :

  • Des reviviscences :
    • Pensées intrusives et répétées, souvenirs involontaires
    • Rêves pénibles et récurrents
    • Flash back de l’événement, parfois si vifs que la personne a l’impression de le revivre ou de le voir sous ses yeux
    • Réactions physiologiques intenses ou grande détresse émotionnelle lorsque quelque chose rappelle l’événement
  • L’évitement :
    • Évitement des pensées, discussions, personnes, activités, situations ou lieux reliés au traumatisme
    • Évitement des sons, odeurs, objets ou sentiments rappelant l’événement
  • Une altération négative persistante des cognitions et de l’humeur :
    • Oubli de certains aspects importants de l’événement
    • Sentiments négatifs envers soi-même ou les autres : blâme, culpabilité, honte, colère, horreur, etc.
    • Sentiment de détachement envers ses proches
    • Perte d’intérêt face à des activités habituellement appréciées
    • Sentiment que l’avenir est bouché, sans issue
  • L’hyperactivation neurovégétative :
    • Irritabilité, crises de colère, comportement imprudent ou auto-destructeur
    • Difficultés de concentration ou de sommeil
    • État d’alerte excessif ou plus grande nervosité depuis l’événement

D’autres réactions peuvent apparaitre comme la dépression, l’abus de substances (alcool, drogues, médicaments ou jeu), des problèmes de mémoire ou d’autres problèmes physiques.

Toutes ces manifestations démontrent que l’organisme chercher à assimiler et « digérer » l’événement, mais l’ampleur des émotions ressenties lors de celui-ci rend l’exercice très ardu. Ces symptômes sont très perturbants et amènent la personne à naviguer entre des périodes où elle essaie de digérer l’événement en y repensant et d’autres où elle tente de l’oublier par tous les moyens. Il existe des façons de surmonter cette situation !

 

COMMENT FAIRE POUR Y ARRIVER ?

L’évitement des situations rappelant l’événement traumatique peut représenter un soulagement à court terme, mais sur une plus longue période, cela renforce les symptômes et suscite plus de détresse. Chez le Groupe JP Robin psychoéducateurs , l’approche préconisée est inspirée d’un modèle cognitivo-comportemental et d’une thérapie développée par la docteure Pascale Brillon, psychologue. Le programme propose 4 grands objectifs :

(ici aussi, suggestion d’un style plus télégraphique, sous forme de bulles ou autres)

  • La compréhension du TSPT et de ses symptômes
    • Explications sur le TSPT, ses manifestations, les facteurs contribuant à leur maintien, et les divers mécanismes de conditionnement impliqués
  • L’apaisement et la gestion des réactions émotionnelles
    • Reconnaitre, identifier et accepter les différentes émotions présentes (colère, détresse, anxiété, tristesse, culpabilité, etc.)
    • Reconnaitre les réactions physiologiques associées à l’anxiété
    • Enseignement de techniques de relaxation
  • La restructuration cognitive
    • Identification des pensées automatiques développées depuis le traumatisme et servant à protéger la victime de tout danger potentiel
    • Remise en question des éléments source d’anxiété et des interprétations, recherche des faits objectifs du moment présent
  • La désensibilisation
    • Hiérarchisation des contextes évités
    • Réapprivoisement in vivo et graduel des diverses situations anxiogènes et évitées
    • Mise en place d’outils et techniques pour faire face aux éléments stressants

 

COMBIEN DE TEMPS ÇA VA PRENDRE ?

Plusieurs facteurs peuvent influencer la durée totale du processus : nature et la fréquence du traumatisme, le contexte de vie de la victime au moment de l’événement, son histoire de vie et ses expériences antérieures, le délai avant la prise en charge thérapeutique, les séquelles physiques ou les deuils impliqués. Chacune rencontre dure généralement entre 90 et 120 minutes. Pour certaines personnes, quelques rencontres suffiront pour retrouver leur équilibre habituel, alors que d’autres auront besoin de plusieurs mois, parfois même davantage. Il est presque impossible de prévoir la date de fin de la démarche. Toutefois, le travail que la victime fera par elle-même entre les rencontres sera un facteur déterminant de la durée du processus.

 

QUEL EST MON RÔLE DANS CETTE DÉMARCHE ?

Si vous êtes une victime :
Tout ce que la démarche exige de vous est votre authenticité et votre présence assidue et active aux rencontres. Il est possible que vous trouviez certaines étapes difficiles ou exigeantes, que vous ayez envie d’annuler une rencontre; ce désir d’évitement est normal et fait partie du TSPT. Il est important de ne pas céder à cette tentation ! N’hésitez pas à en parler à votre psychoéducateur afin de mieux ajuster le rythme à vos besoins. De plus, vous aurez régulièrement des documents à lire et des exercices à faire entre les séances.

Si vous êtes un proche :
Il est très difficile de voir une personne que l’on aime souffrir autant suite à un traumatisme; on voudrait la protéger de tout danger et la dorloter ou, à l’inverse, on a parfois l’impression qu’il serait temps pour elle de reprendre ses activités habituelles… On peut ressentir de la culpabilité, du découragement, de la peur, de la colère et de la tristesse devant la détresse de notre proche. Votre proche victime d’un TSPT a besoin de votre soutien pour favoriser son rétablissement; votre amour et votre compréhension sont essentiels. Parfois, une simple écoute empathique et ouverte sera suffisante et, à d’autres occasions, votre accompagnement sera nécessaire pour des expositions in vivo… Dans tous les cas, si vous avez des interrogations, des doutes, des idées, n’hésitez pas à les partager avec la victime et le psychoéducateur oeuvrant auprès d’elle.

Si vous êtes un employeur :
La victime d’un traumatisme peut avoir besoin de votre soutien pour retrouver son aisance professionnelle, à plus forte raison, si l’événement est survenu dans le cadre de son travail (hold up, chute, blessures graves, etc.). L’approche de désensibilisation demande parfois certaines adaptations de la part de l’employeur; elle ne constitue pas un retour progressif, mais, souvent, le précède. Si des expositions in vivo se déroulent dans votre milieu, il sera nécessaire d’offrir une marge de manœuvre suffisante, un accès aux lieux et tâches usuelles de votre employé. Les émotions étant inhérentes à la désensibilisation, une certaine discrétion sera également requise. Dans tous les cas, l’objectif est d’offrir un environnement propice au rétablissement de votre employé afin qu’il puisse reprendre ses fonctions le plus rapidement et le plus efficacement possible, tout en respectant vos contraintes de travail. Le psychoéducateur qui l’accompagne discutera avec vous et répondra à vos questions. Ensemble, il est assurément possible de trouver des solutions novatrices et des conditions gagnantes pour tous !!

Si vous êtes un médecin traitant :
Une simple prescription suggérant une démarche de désensibilisation avec un psychoéducateur reconnu permettra à la personne de bénéficier des bons services. Si en plus vous identifiez et référez clairement le Groupe JP Robin psychoéducateurs, vous êtes assurés d’un traitement professionnel et personnalisé de qualité !

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