Le psychoéducateur agit aussi à titre de tuteur de résilience dans la démarche d’accompagnement de la personne, mais c’est cette dernière qui décidera du chemin à parcourir.

« Il faut éviter de déraciner l’arbre pour l’amener au tuteur. C’est le tuteur qui doit aller à l’arbre. »

Typiquement, les approches d’intervention misent beaucoup sur la réduction des déficiences et incapacités. Lorsque celles-ci apparaissent immuables, les situations de handicap qui en résultent le semblent tout autant. Pourtant, ce n’est pas le cas. Les situations de handicap sont tributaires des déficiences et incapacités, mais également de toutes les capacités de la personne et des caractéristiques de son environnement, celles-ci facilitant parfois la participation sociale et y faisant parfois obstacle.

Le psychoéducateur travaillera avec l’entourage et en complémentarité avec les autres professionnels impliqués, qu’ils soient du secteur privé, du réseau public ou de la communauté.

« Notre choix de prioriser des interventions dans le milieu de vie naturel de la personne repose sur l’intime conviction que c’est là où il faut être ».

Réaliser des interventions dans le milieu de vie de la personne (domicile, travail, communauté, hébergement, école, etc.) donne un accès privilégié à une variété de facteurs contribuant à divers degrés aux situations de participation sociale ou de handicap et sur lesquels ils est possible et souhaitable d’agir. Cette approche permet d’ancrer nos interventions dans la réalité très concrète de la personne, d’y repérer et de maximiser les leviers naturels, tout en offrant un soutien à la communauté. Sans cette prise de contact avec la réalité, nous sommes à risque de passer à côté de l’essentiel.

Une présence qui fait la différence

L’art d’une intervention réussie dans le milieu de vie consiste à réduire les obstacles et à capitaliser toutes les ressources, tant personnelles qu’environnementales, en vue de soutenir un projet de vie autodéterminé.