Accompagnant des personnes présentant des problématiques variées et complexes et interagissant continuellement avec l’environnement de la personne, il est tout naturel que nos interventions s’adaptent à chacun. Nos actions individualisées couvrent une grande variété d’objectifs et regroupent plusieurs moyens pour y parvenir. En voici quelques-uns :

L’apaisement et la gestion des réactions émotionnelles

D’emblée, il est nécessaire de reconnaitre, identifier et accepter les différentes émotions habitant la personne (colère, détresse, anxiété, tristesse, culpabilité, etc.). Une analyse approfondie de ces symptômes sera d’abord réalisée et diverses stratégies seront ensuite proposées afin d’en atténuer les impacts négatifs. Par exemple, l’anxiété peut entrainer des réactions physiologiques diverses (sueurs, tremblements, tensions musculaires, palpitations cardiaques, etc.), d’intensité et de durée variables; une bonne reconnaissance de celles-ci et la mise en place de moyens adaptés en facilitent la gestion.

La restructuration cognitive

Suite à un événement traumatique ou déstabilisant, il arrive que la personne développe des distorsions cognitives, c’est-à-dire des pensées automatiques erronées, ayant pour rôle de la protéger de tout danger ou souffrance potentiels. Ici, l’objectif est de cerner ces pensées et accepter de les remettre en question. Ainsi, les éléments sources d’anxiété seront considérés comme des hypothèses à vérifier et ils seront questionnés. Le but est d’en arriver à centrer les pensées sur l’environnement, la réalité la plus objective possible et non sur les interprétations (souvent catastrophiques) ou les souvenirs.

La désensibilisation

Après avoir vécu un traumatisme, il est normal de ressentir une grande anxiété lorsque des éléments rappelant l’événement sont en place. Toutefois, même s’ils sont excessivement dérangeants et troublants, les symptômes anxieux ne durent pas indéfiniment; après un certain temps, ils atteignent un plateau et tendent, lentement, à diminuer légèrement, telle une vague sur le rivage. L’idée est donc de réapprivoiser les diverses situations ou contextes évités depuis le traumatisme grâce à des expositions in vivo, c’est-à-dire en s’exposant graduellement aux éléments reliés à l’événement.

La reprise des habitudes de vie personnelles et quotidiennes

Le psychoéducateur accompagne la personne afin qu’elle retrouve ses repères habituels, que ce soit pour ses activités personnelles (hygiène, alimentation, rythme de sommeil, habillage, etc.) ou domestiques (cuisine, entretien ménager, courses, etc.). Il l’aidera à mettre en place une routine adaptée à ses besoins et capacités actuelles, il bâtira avec elle un horaire personnalisé ou proposera des façons de faire différentes.

L’intégration sociale et professionnelle

Il arrive que la personne ait besoin d’un soutien pour reprendre ses activités en fonction de ses capacités du moment ou pour identifier de nouvelles occupations, sur une base temporaire ou à plus long terme. Le psychoéducateur évaluera ses besoins et désirs et proposera des adaptations permettant d’atteindre ses objectifs et assumer à nouveau ses rôles sociaux habituels (parent, travailleur, voisin, membre d’une communauté spécifique, etc.).

La gestion des troubles de comportement

Il arrive que des atteintes amènent la personne à adopter des comportements inhabituels; des accès de colère, des attitudes agressives ou désinhibées (paroles ou gestes) viennent parfois perturber son quotidien et celui de ses proches, compromettant ainsi sa participation sociale. Toutes ces manifestations constituent souvent un moyen de communiquer des besoins spécifiques ou des insatisfactions ; le psychoéducateur travaillera à identifier le message sous-jacent, s’emploiera à diminuer la fréquence et l’intensité des comportements inappropriés et cherchera des moyens alternatifs et plus adaptés de communiquer.